pour commencer...

MEDIANALYSE : proposition de définitions
la Medianalyse : est une théorie proposant des définitions, des hypothèses et une méthodologie en lien avec la pratique d'Analyse critique des médias(voir le blog qui développe à titre expérimental des applications de la méthode).
les Médias : ce sont les supports de la communication à destination d'un public ; les principaux médias sont la presse écrite et le livre, les publications électroniques, la radio, les présentations d'images (albums, expos, TV, cinéma,...). Le bouche à oreille est également un média et les rumeurs sont un moyen de communication redoutable.
l'Analyse critique des médias : elle permet l'évaluation d'un support de communication en termes de fonctionnement et d'efficacité.
l'Evaluation : celle-ci n'est pas un « jugement de valeur » (esthétique, idéologique, moral...) . Elle répond à la question « comment cela fonctionne? » en mesurant l'efficacité du média par rapport à un objectif de diffusion optimale.
la Diffusion optimale : est la communication au plus grand public possible en adéquation avec le projet de base.
le Projet de base : intègre à la fois l'ensemble des Exigences éthiques(esthétiques, idéologiques, morales...) de contenu et de qualité définies par « La Rédaction » (commanditaire, équipe, auteur/réalisateur) et les Exigences pratiques (budget, législation, etc) qui lui sont posées.
Ces définitions proposées au départ du blog medianalyse sont bien sûr à développer, à compléter, à corriger. Aux passionnés, aux professionnels, praticiens et théoriciens de la communication d'apporter leur expérience et leur opinion : à vos claviers !

D'AUTRES ARTICLES A CONSULTER SUR LES BLOGS JYVAIS

23.8.08

Je m'inscris sur Facebook !

Aujourd'hui, Myspace c'est dépassé, Second Life c'est ringard, l'endroit où il faut être c'est Facebook.

« Facebook est un réseau social qui vous relie à ceux qui comptent pour vous ».

Cet après-midi, c'est mon ami Ben qui m'a vivement recommandé de créer également ma page Facebook : « l'avantage avec Facebook est que l'on peut suivre pas à pas le développement de tes activités, ton itinéraire, tes projets passés et en cours... ».

Je me suis aussitôt inquiété du « flicage » que cela peut provoquer! « Mais non, pas de problème, seuls tes amis peuvent lire ton profil Facebook ». Rassurant? A condition de tenir bien à jour sa liste d'amis, j'imagine : certains restent, d'autres passent et qu'advient-il quand l'amitié trépasse?

Quelqu'un à qui tu dois quelque argent par exemple, grand ami sur Facebook, simple hypothèse car je ne dois rien à personne et ne suis pas (encore) inscrit à l'heure où j'écris ces lignes, te téléphonera pour te dire : j'ai retrouvé ton numéro de téléphone et je vois que les affaires marchent bien...

Mais le pire serait d'être retrouvé par quelqu'un qui te doit de l'argent, lui, ou encore qui t'a fait une crasse récemment. Un ami qui t'a fait une vacherie. Ce sont les pires, mieux vaut deux bons ennemis qu'un mauvais ami, tout le monde sait ça. Facebook ou not Facebook?

Ces informations trouvées sur Bibangblog.net (11/09/2007) ne sont pas pour m'inciter : « Valerio Motta, le responsable des jeunes socialistes que j’ai rencontré à La Rochelle, se demande si on ne va pas avoir "les municipales Facebook", après "les présidentielles Dailymotion". Il parait que Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris, a "créé son profil.

Et les faits-divers inquiétants, indispensables ingrédients de tout buzz qui se respecte, ne manquent pas au cocktail. 20 Minutes nous apprend ce matin qu’un "groupe anti-Islam sème la zizanie dur Facebook". Mais que fait la police ? Au Canada, un groupe de salariés ont failli se faire licencier parce qu’ils disaient du mal de leurs supérieurs sur Facebook (avis aux lycéens : ce n’est plus sur ton blog, qu’il faut tailler des costards à la proviseure. Va sur Facebook).

Ainsi se nourrit le buzz, qui va accroître la notoriété, et donc l’audience, et donc le prix, et donc le buzz (etc) de cette nième machine cool et sympa à faire plier les banques et craquer les chefs. Machine, surtout, à collecter des données personnelles, et à vendre aux annonceurs des publics de plus en plus ciblés. A ce propos d’ailleurs, des inquiétudes grandissent sur la non-confidentialité des données personnelles enregistrées par les utilisateurs de Facebook. L’appartenance à Facebook ne risque-t-elle pas d’encourager le "vol d’identité"

Mais puisque mon ami Ben me l'a conseillé, je m'inscris sur Facebook et on verra bien : je ne vais tout de même pas me laisser influencer par les médisants!

22.7.07

L'objet de la médiologie.

QU'EST-CE QUE LA MÉDIOLOGIE ?

Élucider les mystères et paradoxes de la transmission culturelle - tel est le but de la médiologie.
On s'efforce de comprendre comment une rupture dans nos méthodes de transmission et de transport suscite une mutation dans les mentalités et les comportements et, à l'inverse, comment une tradition culturelle suscite, assimile ou modifie une innovation technique.
Le regard, plus généralement, porte sur les interactions technique/culture, au carrefour des formes dites supérieures de la vie sociale (religion, art, politique) et des aspects les plus humbles de la vie matérielle (usuels, banals, triviaux).

La médiologie n'est pas une doctrine, ni une morale. Encore moins une «nouvelle science». C'est avant tout une méthode d'analyse, pour comprendre le transfert dans la durée d'une information (transmission). Non un domaine spécial de connaissance (comme l'est la sociologie des médias) mais, plus largement, un mode original de connaissance, consistant à rapporter un phénomène historique aux médiations, institutionnelles et pratiques, qui l'ont rendu possible. On se conduit en médiologue chaque fois qu'on tire au jour les corrélations unissant un corpus symbolique (une religion, une doctrine, un genre artistique, une discipline, etc.), une forme d'organisation collective (une église, un parti, une école, une académie) et un système technique de communication (saisie, archivage et circulation des traces). Ou, plus simplement, quand on met en ligne un dire, la façon de le dire et qui tient à le redire.

Nombreux et multinationaux sont les défricheurs et précurseurs du champ médiologique entendu comme l'exploration du monde symbolique par le biais logistique : Victor Hugo («ceci tuera cela»), Walter Benjamin, Valéry, McLuhan, Walter Ong, etc. La médiologie s'efforce de donner cohérence, intelligibilité et prolongements aux intuitions des grands pionniers, pour contribuer à ce qui pourrait un jour ressembler à une écologie de la culture.

29.5.07

La carte du Parti de la Presse et de l'argent.

C'est le site Betapolitique qui l'annonce :

"La Carte du Parti de la presse et de l’argent (p. 10-11)

Qui possède quoi dans les médias ? Le Plan B publie une version actualisée de sa célèbre carte du PPA. Un document indispensable pour circuler dans la jungle de la presse sans croiser Lagardère à la tombée de la nuit."

Comprenons nous bien, l'idée n'est pas de "prendre la carte du Parti"... enfin de celui-là !

En fait ladite carte, telle une carte de géographie, permet de se repérer : superficie, voisinages, frontières, entre les grands groupes de presse et d'argent et les forces politiques de ce pays.

La version 1 de la carte était superbe : on va s'arracher la 2 !


7.5.07

SUR LA CRITIQUE DES MEDIAS

UNE CRITIQUE VITALE

Cette citation, que l'on pourrait mettre en exergue du blog Medianalyse, est extraite de l'article Autopsie des médias, écrit par Eric AESCHIMANN, paru dans le quotidien LIBERATION du samedi 28 avril 2007 :

« Entre l'universel absolu et le personnel absolu, le système médiatique est en train de se cliver, ouvrant une nouvelle phase de la conscience humaine. Il faudra, conclut Lévy, «forger des concepts, élaborer des outils intellectuels adaptés à cet objet dont nous sommes le jouet». La critique des médias n'est pas seulement souhaitable, elle est vitale. »

Il s'agit d'une critique du livre Le Premier Pouvoir, Inventaire après liquidation d'Elisabeth Lévy, éditions Climat, 164 pp., 15 euros.

Lire l'article d'Eric AESCHIMANN


4.5.07


Etes-vous bright ? Naissance d'un mème.


Non je n'ai pas fait de faute d'orthographe dans le titre !


Quoi de plus captivant pour un astrophysicien que d'observer « en direct » l'apparition d'une super-nova ?


Quoi de plus stimulant pour un medianalyste que d'assister à l'éclosion d'un mème ?


un mème : un mème, par association d’idées avec un gène, se veut l’équivalent métaphorique pour la culture (stocké dans les cerveaux humains) du réplicateur qu’est l’ADN, se transmettant par contagion et imitation. C’est le zoologiste d’Oxford Richard Dawkins qui est crédité de la première publication du concept de mème dans son livre Le gène égoïste de 1976. Des exemples de mèmes sont ainsi des idées, des mélodies, des modes vestimentaires, des recettes de cuisines, des « trucs de grand-mère », etc. Richard Dawkins range les religions parmi les plus puissants de ces virus mentaux. L’ambition des créateurs du néologisme bright était d’en faire un mème, à savoir un mot « sonnant bien », facile à retenir, et se propageant par contagion et imitation sur toute la planète. Seule l’histoire pourra dire, avec le recul, si cet essai a été transformé.


Le terme « bright » est précisément l'un de ces mèmes fabriqué pour les besoins de la cause par ses concepteurs :

« Les Brights sont un mouvement international fondé sur l’utilisation d’internet. Ce site et les initiatives connexes (forum, liste de distribution) qui l’accompagnent traduisent la diffusion, la « contagion par imitation » du mème Bright en France.

La première idée générique est de créer un nouveau nom commun destiné à servir de bannière (les principes), à une échelle internationale, à tous ceux qui perçoivent la réalité de l’univers tel qu’il est, c'est-à-dire régi par des lois naturelles, et excluent le recours à des hypothèses surnaturelles. L’idée des concepteurs (Paul Geisert et Mynga Futrell, de Sacramento, Californie) était de trouver un nom agréable à utiliser, facile à mémoriser, permettant une communication adaptée aux moyens techniques contemporains, et avec lequel ceux qui se retrouvent dans cette définition générique se sentent bien.

Comme le biologiste britannique de l’évolution, Richard Dawkins l’a expliqué dans le Guardian en juin 2003 l’analogie avec la méthode mise au point par le mouvement de la visibilité homosexuelle est délibérée : « Gay est concis, valorise et positive alors que homosexuel est dévalorisant, et que pédé, tapette, ou chochotte sont des insultes. ». Le nom commun Bright , forgé tout comme Gay, à partir d’un adjectif pour lequel un glissement de sens est opéré, a vocation à être ce terme générique concis, qui valorise et qui positive l’attitude de celles et ceux qui partagent une posture philosophique, éthique et d’action naturaliste* . »

Athées, rationalistes, libre-penseurs, les brights peuvent être cela, membres ou non d'une association regroupant des individus partageant la même « posture » idéologique. Le terme « incroyants » ne leur convient pas car il « suggère insidieusement qu’une « croyance » ou une « foi » seraient la référence. » Le terme naturaliste décrit au mieux la conviction des brights : « naturaliste [adjectif] : considérant que la réalité est gouvernée par des lois naturelles (par opposition à surnaturelles). »


En France quatre initiateurs ont lancé le « mouvement bright », un mouvement auquel « on n'adhère pas » mais dont « on se revendique ». En bref on se déclare bright, libre à chacun d'être ou non membre d'une association...

Si je publie cet article aujourd'hui sur ce blog, c'est d'abord parce que je trouve l'idée à la fois originale et sympathique. C'est aussi par intérêt pour cette notion de « mème » qui trouve immédiatement et très naturellement sa place dans les outils de la medianalyse. C'est enfin par intérêt pour cette expérience visant à créer délibérément un terme générique ayant vocation à se répandre via internet : cela prendra-t-il ?

25.12.06

Nouvelle formule : le blog jyvais.org est-il un multiblog? Un pluriblog? Un interblog? Rien de tout cela en fait, car ces termes existent déjà. Je cherche le mot le plus « juste » pour désigner ce que j'ai déjà appelé « bouquet de blogs » et qui désigne la nouvelle formule mise en place ici depuis deux jours et qui relie entre eux différents blogs à partir du blog jyvais.org devenu « page d'accueil ».

Le choix du terme à son importance : pour le vérifier, je vous propose la petite expérience suivante. Prenez un moteur de recherche, Google, par exemple, ou Voilà. Cherchez sur le Web le terme medianalyse. Vous tomberez très probablement sur mon blog de ce nom ou sur jyvais.org parmi les premiers liens proposés en réponse à la requête Medianalyse. Le terme n'est cependant pas totalement inédit, puisque d'autres l'ont déjà utilisé, mais de façon très occasionnelle, presque accidentelle...

Sur votre moteur de recherche, tapez maintenant Multiblog. Essayez ensuite pluriblog et interblog. Vous constaterez que ces termes sont déjà largement utilisés. (j'ai d'ailleurs fait à l'occasion de cette recherche quelques trouvailles intéressantes que je creuserai par la suite...)
Alors voilà, jyvais.org n'est pas un Pluriblog ni même un Multiweblog (ce terme existe déjà lui aussi!). Et donc, si vous avez une idée à proposer, n'héistez pas : testez la sur votre moteur de recherche favori et faites moi, s'il vous plait, vos propositions.

A binetôt !

20.12.06

Débat sur le ForumFrance 2 (journaux télévisés)
j
yvais
Posté le 18-12-2006 à 12:42:55


Quand virtualité et réalité se mélangent Hier soir sur TF1 dans Les experts, Miami, David Caruso était confronté à un sérieux problème. Les braqueurs et meurtriers se comportaient de façon en apparence illogique. On découvre alors que ces criminels sont des joueurs qui suivent les scenarios d'un jeu de console en le transposant dans la réalité. En tuant un policier dans la banque le joueur marque 5000 points et peut passer au niveau suivant du jeu. La virtualité prend le pouvoir dans la réalité et ce putsch provoque d'atroces dégats.On est passé du virtuel au réel aussi facilement que, dans ce paragraphe, j'ai glissé de l'imparfait au présent de l'indicatif : du récit à l'action, de l'histoire au vécu. Mélanges glissants, comme une chaussée verglacée. Changement de plan : on laisse la télé et les Experts et on passe sur Internet. Dans le jeu sur Internet Second Life (cf. http://medianalyse.blogspot.com/ ) un grand nombre de joueurs (un ou plusieurs millions ?) se connectent à un univers virtuel dans lequel ils achètent du terrain, gagnent de l'argent dans la monnaie du « pays » (le linden dollar), et se déplacent à pieds, à cheval, en voiture mais aussi par téléportation ou en volant à la façon de Superman. Ce monde virtuel leut propose une deuxième vie (Second Life) ressemblant à la vraie mais en plus attractif où tout peut vous arriver : le pire...mais vous êtes dans votre fauteuil ; le meilleur (quoi, la fortune en Linden Dollars? Mais là, c'est convertible en réels petits billets verts. Car les terrains et propriétés construits virtuellement dans Second Life sont dans la réalité des espaces sur internet, ayant de ce fait une valeur réelle et monayable). Le Front National (de Jean-Marie Le Pen, vous savez celui qui est arrivé au deuxième tour de la Présidentielle en 2002) vient d'ouvrir une permanence de campagne électorale... dans Second Life. La question n'est pas de savoir quelle valeur en dollars elle aura à la revente mais combien d'électeurs réels et de militants cela permettra de recruter. Les Frontistes virtuels deviendront-ils des Le Penistes réels? Les fascistes en puissance vont s'engouffrer dans cette brêche. L'avantage du fascisme virtuel, pour les « joueurs » qui n'aiment pas trop les limites qu'impose la réalité à leurs fantasmes politiques, c'est que pas grand chose dans Second Life ne s'oppose à leur soif de toute puissance. D'une toute puissance réelle dans le monde virtuel. Voulez vous ainsi circuler par la voie des airs, comme les super-héros, dialoguer avec la réincarnation virtuelle d'Adolphe ou de Benito, vous affranchir des « détails de l'histoire » ou construire des « camps » pour de rire (!?), qui vous en empêchera ? Les réseaux ainsi construits peuvent acquérir une puissance virtuelle dans le monde réel : inversement de perspective, Mélange glissant, dérapages assurés. Qui me dit qu'après ces mauvaises paroles, mon site ne va pas faire l'objet d'une attaque virtuelle pour me punir de mes propos outrecuidants ? Je propose de travailler le rapport entre réalité et virtualité. Avec, par exemple, ce syllogisme, proposé ici comme hyptohèse de travail : le virtuel fait partie du monde réel ; dans le prétendu « monde virtuel » la réalité n'est qu'un mythe, organisé en signes ; donc le monde virtuel n'existe pas. Syllogisme? Ou sophisme? Ou tautologie ? Commentaires SVP.


commentaire de lyell
Posté le 18-12-2006 à 12:56:48


Vous espérez qu'on va faire votre thèse de philo à votre place?


commentaire de Koalito
Posté le 18-12-2006 à 14:56:08


Y en a vraiment qui ont du temps a perdre..... Virtuellement ton post semble anti-fn... mais reellement tu fais autant la promotion du Front que du jeu SL.


commentaire de Millie291
Posté le 18-12-2006 à 18:50:50


Je ne comprends pas où vous voulez en venir, soit Koalito et lyell ont raison soit vous nous parlez de la frontière ténue de la virtualité/réalité et de ce qui en découle mais là vous enfourchez un cheval battu. Ces jeux de simulation ont tout montré.


lyell
Posté le 19-12-2006 à 14:16:27


Le 18-12-2006 à 14:56:08, Koalito a écrit :

Y en a vraiment qui ont du temps a perdre..... Virtuellement ton post semble anti-fn... mais reellement tu fais autant la promotion du Front que du jeu SL.
Oui: on ne comprend pas où il (elle) veut en venir.


commentaire de JV (jyvais) sur les commentaires :

Il dit que je "fais la promotion du FN" simplement parce que j'en parle (information) "avec une tonalité anti-FN". Donc silence! Mais ce faisant, il "fait la promotion de mon message" donc c'est lui qui fait la promotion du FN. Bravo! Je n'ai plus qu'à écrire une thèse sur "pensée paradoxale et paranoïa"...