pour commencer...

MEDIANALYSE : proposition de définitions
la Medianalyse : est une théorie proposant des définitions, des hypothèses et une méthodologie en lien avec la pratique d'Analyse critique des médias(voir le blog qui développe à titre expérimental des applications de la méthode).
les Médias : ce sont les supports de la communication à destination d'un public ; les principaux médias sont la presse écrite et le livre, les publications électroniques, la radio, les présentations d'images (albums, expos, TV, cinéma,...). Le bouche à oreille est également un média et les rumeurs sont un moyen de communication redoutable.
l'Analyse critique des médias : elle permet l'évaluation d'un support de communication en termes de fonctionnement et d'efficacité.
l'Evaluation : celle-ci n'est pas un « jugement de valeur » (esthétique, idéologique, moral...) . Elle répond à la question « comment cela fonctionne? » en mesurant l'efficacité du média par rapport à un objectif de diffusion optimale.
la Diffusion optimale : est la communication au plus grand public possible en adéquation avec le projet de base.
le Projet de base : intègre à la fois l'ensemble des Exigences éthiques(esthétiques, idéologiques, morales...) de contenu et de qualité définies par « La Rédaction » (commanditaire, équipe, auteur/réalisateur) et les Exigences pratiques (budget, législation, etc) qui lui sont posées.
Ces définitions proposées au départ du blog medianalyse sont bien sûr à développer, à compléter, à corriger. Aux passionnés, aux professionnels, praticiens et théoriciens de la communication d'apporter leur expérience et leur opinion : à vos claviers !

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1.4.06


SENSUALITE


Vous avez dit « sensualité » ? La communication est affaire de sensualité.
On évoquera ici la vieille enseigne de Monsieur Bricolage, équipé de sa puissante perceuse et entouré d'une demoiselle sexy fortement dénudée. Et ça bricole dur ! Vous avez dit sexualité? Non! Sensualité. Question de sens, pas de sens interdits...
Les communiquants ont pour premières tâches d'attirer l'attention du lecteur ou spectateur, d'activer son imagination et de stimuler sa mémoire, afin qu'il se souvienne de l'enseigne, du titre, du site qu'on lui propose. Pour qu'il s'y intéresse, qu'il y vienne et y revienne.
Si le toucher, le goût et l'odorat ont toute leur importance qu'il ne faut pas négliger dans une politique de communication, les sens auquels il est le plus commodément fait appel sont la vue et l'ouïe.
Mais la communication est d'autant plus forte et efficace qu'elle établit une association entre plusieurs sens, la vue et l'ouïe par exemple. L'association peut se faire au niveau élémentaire, celui de la simultanéité. Exemple : une séquence d'image est présentée en même temps qu'une musique. L'association est plus subtile quand elle fait appel à ce que le poète appelle des « correspondances » qui nous font évoluer dans « une forêt de symboles » liés les uns aux autres. C'est le principe de la madeleine de Marcel Proust.
Ainsi un media faisant appel au sens visuel -disons un magazine- peut également utiliser l'odorat pour frapper l'imagination du lecteur : d'une façon élémentaire, en encartant par exemple un papier parfumé pour promouvoir une marque de parfums, ou bien de façon subtile, en évoquant rien qu'avec des mots « la captivante senteur du four à pains d'antan » pour stimuler la mémoire olfactive du lecteur.
A quoi ce blog vous fait-il penser? Faisons l'expérience : fermez les yeux et respirez avant de répondre !